Rob Mazurek
Trompette

Alexandre Pierrepont
Ethno-musicologue

Elise Caron
Chant

Guillaume Orti
Saxophone

Hamid Drake
Percussions

Guy Le Querrec
Photographe

Jeb Bishop
Trombone

Jean-Alain Kerdraon
Vidéaste

Denis Chouillet
Piano

Rob Mazurek (né à Jersey City, NJ en 1965) est un artiste abstractiviste, cornétiste, improvisateur, compositeur et multi-média de son et de vision, avec un style unique tirant de nombreuses facettes du son et de la vision contemporains et non contemporains.

Premier animateur de la scène sonore de Chicago, il est le chef / organisateur de l’Orchestre Star Exploding, du SOUND IS Quintet de Rob Mazurek, du Chicago Underground Collective, du Mandarin Movie et du Sao Paulo Underground. Mazurek a fait de nombreuses tournées avec ces ensembles et s’est imposé comme musicien, compositeur et enregistreur à travers les États-Unis, le Canada, l’Europe, le Brésil et le Japon.
Sa discographie inclut des enregistrements sur Thrill Jockey, Delmark, Esthétique, Mego, Family Vineyard, Bottrop-Boy, des enregistrements de sous-marin ainsi que d’autres étiquettes. Il a reçu de nombreuses critiques / fonctionnalités dans des publications telles que: New York Times, The Wire, Rolling Stone, Chicago Tribune, BOMB et d’autres.

Ses projets solo reflètent son expérimentation de la manipulation sonore / visuelle et de la musique concrète avec des rejets sur Mego, Moikai, Bottrop-Boy (En / De), Delmark et Esthétique. Artiste visuel, il a exposé ses œuvres au Consortium (Dijon), au Heaven Gallery (Chicago), au Naked Duck Gallery (New York), au Gantner Multi Media Center (France) et à d’autres endroits aux Etats-Unis et en Europe.

Il a collaboré ou enregistré avec Bill Dixon, Jim O’Rourke, Fred Hopkins, Luc Ferrari, Tigersmilk, Rebel Soul Ensemble de Ted Sirota, Gastr del Sol, Noamnesia, Isotope 217, Ingrédients actifs, Tortue, Brokeback, Stereolab, Pan American , Sam Prekop entre autres.

Le 11 août 2005, Mazurek a fait ses débuts à son nouveau grand ensemble, Exploding Star Orchestra, au Millenium Park de Chicago. Le groupe comprend certains des joueurs les plus puissants et les plus intéressants à Chicago aujourd’hui.

En 2006, il a présenté le Underground de Sao Paulo (disques d’esthétique / disques de sous-marin / Headz le Japon), tourner dans le monde entier et est devenu un membre du nouvel ensemble de Jason Ajemian « Day Dream New Life Styles » avec Tony Mallaby, Jeff Parker et Chad Taylor.

Janvier 2007, a vu la première sortie de son EXPLODING STAR ORCHESTRE «Nous sommes tous d’ailleurs».

En avril 2007, il a célébré la sortie d’un DVD / CD de la sortie du Chicago Underground Trio intitulé «Chronicle», qui met en vedette le film de Raymond Salvatore Harmon.

En juin 2007, Tigersmilk sortira son troisième cd « Android Love Cry » avec de nouvelles impressions numériques de Mazurek.

Actuellement, il travaille sur de nouvelles œuvres en solo cornet / musique en béton basées sur des matériaux de la résidence Abbaye Royale de Fontevraud, qui seront publiés sur Adluna Records automne 2007 et de nouvelles œuvres sonores / visuelles qui seront présentées sur le label Bottrop-Boy Hiver 2008.

En juin 2007, il a été invité à la Bienale de Dieppe en Normandie pour présenter de nouvelles œuvres sonores et visuelles.

Le 2 septembre 2007, son groupe Exploding Star Orchestra s’est produit au Chicago Jazz Festival avec le grand Bill Dixon, interprétant une nouvelle composition de Bill Dixon et une nouvelle composition de Mazurek utilisant ses premières expériences dans le monde de la partition vidéo.

En 2008, Bill Dixon avec Exploding Star Orchestra (enregistré à Electrical Audio à Chicago) a été publié sur Thrill Jockey Records.

Alexandre est un compagnon de route de Nautilis dans les aventures américaines en particulier, dans le cadre de l’ARCH.

Anthropologue travaillant sur ce que Patrick Chamoiseau a nommé « la diversalité », du poétique au politique et retour, et sur les altérités internes aux sociétés occidentales – plus particulièrement sur les musiques afro-américaines en tant qu’institution sociale alternative, Alexandre Pierrepont partage son temps depuis une vingtaine d’années entre l’Amérique du Nord, où il a effectué et ne cesse d’effectuer ses ethnographies, et la France, mais aussi entre les institutions universitaires où il intervient (Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, Paris 7 – Denis Diderot, Sciences Po Paris et le Columbia-Penn Program à Paris) et les différents « mondes du jazz ». S’employant à faire communiquer, sur le terrain, l’univers de la recherche scientifique et celui de l’expérimentation musicale ou socio-musicale.

Conseiller artistique et directeur de projets (de la performance à la conférence, de l’atelier à la résidence) pour plusieurs festivals et labels de jazz et de musiques improvisées, il est également programmateur de la série de concerts et de rencontres « Bleu Indigo », au musée du quai Branly. Membre du comité de rédaction de L’Art du jazz, ses articles ont été publiés dans la presse musicale spécialisée (Jazz Magazine, Improjazz, Musica Falsa ou Point of Departure), ainsi que dans de nombreuses revues à caractère scientifique ou politique (L’Homme, Multitudes, Textuel, Volume !, Atlantiques ou Le Monde diplomatique), et il a organisé plusieurs forums et colloques autour des questions liées aux faits d’arts et aux faits de société, aux positions d’entre-deux mondes caractéristiques de l’expérience afro-américaine du monde, et de notre « post-modernité ». Avec Philippe Carles, il prépare un ouvrage collectif, sur l’histoire contemporaine du jazz et de la musique créative (1970-2010).

L’ensemble de sa démarche consiste donc à réfléchir aux conditions et aux mécanismes actuels de « l’invention culturelle » : comment et avec quel coefficient de liberté une culture peut-elle donner à des hommes un monde et un sens de vivre qui leur soient propres? Comment cette invention culturelle se cherche-t-elle ou se réalise-t-elle à travers des champs d’expression artistiques ou intellectuels ? Quelle distance sépare le terrible constat de désenchantement dressé par Max Weber, de l’exhortation d’André Breton à réenchanter le monde, avec tout ce que cette volonté de sacralisation comporte d’aveu tragique et d’appétit mirifique ? Et, dans cette distance, où foisonnent tous les mythes de l’Occident, quelles altérités perdurent ou s’inventent – qu’il s’agisse de minorités culturelles, de mouvements politiques ou de courants artistiques ? Les pratiques socio-musicales afro-américaines montrent ainsi comment un moyen d’expression et de signification a pu constituer la langue, la mémoire et l’imaginaire à partir desquels s’est réaffirmée une identité collective et multiple – disponible pour les réappropriations les plus variées. Il ne s’agit pas de considérer ces musiques, en ethnomusicologue, comme un objet clos sur lui-même, mais de s’attacher à mettre en lumière les contextes socioculturels de leurs naissances et de leurs métamorphoses, du 19ème au 21ème siècles, en Amérique du Nord, en Europe et ailleurs, d’un contre-espace à l’autre. Le champ jazzistique, loin de se résumer à une simple expression musicale, s’élargit à une vie et un univers partagés, dans la création de cet espace autant symbolique que communautaire, à la fois territoire convoité, terrain de jeu et terre promise.

Traducteur de William Parker, préfacier de Kamau Daa’ood, Alexandre Pierrepont est également l’auteur de plusieurs recueils de poèmes, publiés en France, au Canada et aux États-Unis, et œuvre depuis plusieurs années à des projets de disques conçus, avec les improvisateurs, comme des jeux de construction entre poésie et musique. Articulant une parole hantée de multiples voix ou esprits, une parole de la « double conscience », où le réel serait un jeu d’appel et de réponse entre l’intérieur et l’extérieur, le tréfonds et l’au-delà, le connu et l’inconnu, la forme et l’informe – soi et tous ses autres.

Céline Rivoal rejoint Nautilis pour la création Regard de Breizh (Nautilis joue Guy Le Querrec)

Céline Rivoal est accordéoniste et enseignante au conservatoire de Brest. Elle a mené une double formation musicale et musicologique.
Parallèlement à son activité pédagogique, elle se produit en concerts soliste et surtout en musique de chambre dans un répertoire qui va de la transcription à la création d’œuvres contemporaines en passant par l’improvisation.
Depuis plusieurs années, elle s’inscrit sur tout le territoire breton grâce à son implication dans la diffusion de son répertoire et dans les musiques improvisées, notamment avec le collectif « Libre Max ». Elle côtoie dans son parcours professionnel des musiciens comme Jean-Luc Capozzo, Hélène Labarrière, Joëlle Léandre, Sylvain Kassap et entame des collaborations avec des artistes comme Mikael Zerang et Dominique Jegou.

Elise Caron et Denis Chouillet furent  accueillis lors d’une soirée exceptionnelle à Quimperlé, le 24 Mai 2013, au coté des musiciens de Nautilis.

Après des études d’art dramatique au Conservatoire de Rouen d’où elle est originaire, Elise Caron entreprend des études de chant au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM). Très à l’aise dans les deux disciplines, elle se produit à la fois sur la scène théâtrale et en concert, notamment en jazz puisqu’elle est engagée en 1990 par Denis Badault dans l’Orchestre National de Jazz en tant que soliste. Elle développe son talent d’improvisatrice au sein de cette formation pendant trois ans.

Parallèlement à son activité musicale, Elise Caron se produit sur les planches dans des pièces de Shakespeare, Brecht, Sophocle ou Ramuz. Elle collabore ainsi avec Jacques Rebotier, Denis Chouillet ou Jérôme Savary qui lui propose en 1999 le rôle titre de la Périchole d’Offenbach.
Artiste exploratrice de nouveaux territoires sonores, elle offre sa maitrise technique à divers auteurs : au Triton, salle de jazz des Lilas, elle créée The Rest is Silence de David Chevalier sur des poèmes de Cesare Pavese. Elle créée également Sade Songs avec le grand ensemble Archimusic dirigé par le saxophoniste Jean-Rémy Guédon, sur des textes philosophiques du marquis de Sade. Elle travaille aussi avec Lucas Gillet dans A thin sea of Flesh autour de l’œuvre poétique de de Dylan Thomas. A propos de ces collaborations, Elisa Caron dit elle-même : « J’aime beaucoup la musique, mais je m’inscris dans la ligne des artistes qui ont privilégié le texte. J’aime musicalement ce qui n’est pas formaté ».

Elle entreprend ensuite une carrière cinématographique en jouant dans Cocktail Molotov de Diane Kurys en 1980, en doublant la partie chantée de Virginie Ledoyen dans Jeanne et le garçon formidable en 1998. En 2009, elle interprète un premier rôle féminin en tant que chanteuse de jazz dans Un soir au Club de Jean Achache.

Guillaume Orti fut invité exceptionnel lors du concert de Nautilis aux « Jeudis du port », à Brest, le 15 Août 2013.

Né en 1969. Il débute le saxophone avec Francis Montesinos puis Francis Grand. Au CNR d’Avignon de 85 à 89, il se forme au jazz avec André Jaume et au saxophone classique avec Robert Malbec et Jacques Pierson. Il suit des stages de Yoshk’o Seffer, Joe Lovano, ainsi que le séminaire d’été de la Banff School of Fine Arts (Canada) en 90 sous la direction de Steve Coleman, avec notamment Abraham Adzenyah, Rufus Reid, Marvin Smith, Kenny Wheeler… Il a enseigné le jazz et l’improvisation à l’EMMA de Bondy de 92 à 97 aux côtés de Benoît Delbecq et Gilles Coronado ainsi que dans de nombreux stages et master classes en France et en Finlande.Il joue dans les formations suivantes :
· REVERSE Olivier Sens (ordinateur) Guillaume Orti (s.alto)
· OCTURN Laurent Blondiau (tp) Jozef Dumoulin (Fender Rhodes) Fabian Fiorini (p) Jean-Luc Lehr (b) Malik Mézzadri (flûte) Orti (sax) Dré Pallemaets (électroniques) C. Sardjoe (batt) Bo van der Werf (s.bar, comp) Otti van der Werf (b) (gt)
· KARTET Benoît Delbecq (p, comp) Hubert Dupont (cb, comp) Chander Sardjoe (batt) G. Orti (s.alto, comp)
· OPUS INCERTUM ON C Jean-Pierre Jullian (batt, comp) Lionel Garcin (s.ténor) Laurent Hoevenaers (violoncelle) Irène Lecoq (violon) Thierry Madiot (tb) Stephan Oliva (p) Orti (s.alto, perc), Claude Tchamichian (cb)
· OSMOSIS Dumoulin (Fender) Mark Haanstra (b) B.C. Manjunath (perc) Afra Mussawisade (perc) Orti (sax) Oene van Geel (vl)
· THÔT TWIN Stéphane Payen (sax alto, comp) Gilles Coranado (gt) Hubert Dupont (b.élec) Christophe Lavergne (batt) Damien Cluzel (gt), G. Orti (sax alto), Emmanuel Scarpa (batt)

Il a joué dans les formations :
· PAINTINGS Benoît Delbecq (p, comp) Joe Carver (cb) Steve Argüelles (batt) G. Orti (s.alto) + Olivier Cadiot (auteur)
· ALTISSIMO Hubert Dupont (cb, comp) P-O Govin, Didier Haboyan, G. Orti, P. Sellam (sax alto) C. Marguet (batt)
· SEVEN SONGS FROM THE SIXTIES Marc Ducret (gt, comp) Joël Allouche, Michel Benita, Allie Delfau, N’guyen Lé, Julien Lourau, Michel Marre, G. Orti, Yves Robert, et François Verly, de janv. 93 à nov. 95
· AKA MOON Fabrizio Cassol (s.alto, comp) Michel Hatzigiorgiou (basse) Stéphane Galland (batt) + invités
· TRIPLE GEE Gilbert Roggi (batt) Gilles Coronado (gt, comp) G. Orti (s.alto & tenora, comp). De 92 à 99
· LOS INCONTROLADOS Orchestre international sur une initiative de Jean Rochard / label nato (96 à 00).
· ACHORALE B. Altieri-Leca, Antoine Banville, C. Bertocchi, Hélène Cœur, Élisabeth Gilly, G. Orti, David Silly (voix)
· CHRISTOPHE MARGUET 4TET C. Marguet (batt, comp) Bertrand Denzler (s.ténor) Bruno Chevillon (cb)
· FRANCOIS MERVILLE QUINTET François Merville (batt, comp) G. Orti (s.alto) Sébastien Texier (s.alto et clar) Gilles Coronado (gt) François Thuillier (tuba)
· AGHIA TRIADA Jean-Pierre Jullian (batt, comp) Lionel Garcin (s.ténor) Thierry Madiot (tb basse) Stephan Oliva (p) G. Orti (s.alto), Claude Tchamichian (contrebasse)
· THÔT AGRANDI Stéphane Payen (s.alto, comp) G. Coranado (gt) H. Dupont (b.élec) Christophe Lavergne (batt) P. Bernard (fl) L. Blondiau (tp) Michel Massot (tuba) G. Orti (sax), Antoine Prawerman (cl, cl. b) (batt) (gt)
· URBAN MOOD Gilles Coronado (gt, comp) Norbert Lucarain (batt) Vincent Ségal (violoncelle) G. Orti (s.alto)
· 7 WHEELS (aulochrome, comp) Laurent Blondiau (tp) Bruno Chevillon (cb) Fabian Fiorini (p) Alain Grange (cello) G. Orti (s.alto) Dominique Pifarély (v) Laurent Pincemain (cor)
· PEPA PÄIVINEN TRIO + ORTI (sax, comp) Mikko Hassinen (bat) (b) Orti (s.alto)

Activités liées à la danse :
· Avec Françoise Tessier (au saxophone baryton) (avr. 90 à mai 92).
· Avec Bérengère Altieri-Leca (performances de rue – 93).
· Compose la musique de Presqu’île (Cie Diagonales) d’Emmanuel Grivet, enregistré par Triple Gee (94-95).
· Avec Catherine Contour dans Autoportrait avec Vaches (97) et Autoportrait 9X9 (saison 99-00).
· Sur les Polaroïds n°4 et 7 du Groupe du 22 mai : Marion Baë-Mortureux, Thierry Baë, Christine Burgos, C. Contour, Gilles Coronado, Olivier Gelpe, Latifa Laabisi, Seijiro Murayama, Eckhard Spillmann (98 et 99).
· Remplace Fabrizio Cassol dans I Said I d’Anne Teresa de Keersmaeker, Cie Rosas (99).
· Crée  » Dieux et Diables pleurent avec Thierry Baë et Olivier Gelpe (févr. 2000).

Activités liées au texte :
· Bestiaire – Thierry Madiot, G. Orti et Arnaud Carbonnier (comédien) sur des textes de Samuel Beckett.
· Architectures Nuit de Werner Lambercy – lectures avec Jacques Zabor (comédien).
· Triple Gueule de Ghislain Mugneret (auteur) et G. Orti pour trois guitaristes, un comédien et un chœur.
· à mesure – Christine Bertocchi (voix) Éric Chalan (ctbasse), Ghislain Mugneret (auteur) G. Orti (compositeur).
· Enregistrement de réalisations de Claude Guerre (Radio France), textes de Christian Prigent, Luc Ferry, …

Hask : Le collectif (S. Argüelles, B. Delbecq, H. Dupont, G. Orti, S. Payen) a œuvré à la diffusion de musiques créatives de 1992 à 2004.

Mercoledi&Co : L’association (Agnel, Thierry Balasse, Bertocchi, Coronado, de Masure, Orti, Roggi) a organisé plus de 60 événements à Paris de 97 à 00, favorisant la transversalité entre disciplines (musique, lecture, danse, etc…).

Il a également joué et/ou enregistré avec :
Sophie Agnel (p) Noël Akchoté (g) Denis Badault (p) Frédéric Bargeon-Briet (cb) Derek Bailey (g) Thierry Balasse (son) Jim Black (batt) Chœur Contemporain d’Aix en Provence (chœur) Christine Combe (voix) François Corneloup (sax) Jorrit Dijkstra (sax) Glenn Ferris (tb) Gianni Gebbia (sax) Kamal Hamadache (ordinateur) collectif ISHTAR, Sylvain Kassap (cl) Hélène Labarrière (cb) Jacques Labarrière (p) Pascale Labbé (voix) Steve Lacy (sax) LE SACRE DU TYMPAN de Frédéric Pallem, David Links (voix) Michel Marre (tp) Doudou N’Diaye Rose (perc) (sax) Greg Osby (sax) Manu Pekar (g) Didier Petit (v.cello) collectif POLYSONS, Christian Prigent (auteur) Dominique regef (vielle à roue) Aldo Romano (batt) Paul Rogers (cb), Mark Sanders (batt) Alfred Spirli (objets) UMO Big Band, Fabrice Villard (cl) collectif ZHIVARO

Hamid Drake a été invité dans plusieurs projets en lien avec Nautilis (conférence musicale avec Christophe Rocher et Alexandre Pierrepont, Duo avec Philippe Champion, CD à paraître fin 2014 … )

Hamid Drake est un batteur et percussionniste de jazz américain, né le 3 août 1955 à Monroe, en Louisiane. C’est une figure importante du jazz et des musiques improvisées sur la scène de Chicago.

Hamid Drake commence à jouer dans le groupe du saxophoniste de Chicago Fred Anderson. Il s’intéresse aux musiques du monde, Cuba, Amérique du Sud, et musique africaine, et à leurs percussions. Il joue en particulier des congas, et du frame drum.
Mais c’est surtout pour son rôle dans la musique improvisée et le free jazz qu’Hamid Drake est connu. Il collabore fréquemment avec les musiciens majeurs de la scène free: William Parker, Don Cherry, Pharoah Sanders, David Murray, Peter Brötzmann, Pasquale Mirra et Ken Vandermark.

Discographie
Bindu (Hamid Drake & Bindu)(RogueArt, 2005)
Blissful (Hamid Drake & Bindu)(RogueArt, 2008)
Anaya (Indigo Trio with Nicole Mitchell & Harrison Bankhead)(RogueArt, 2009)
Reggaeology (Hamid Drake & Bindu)(RogueArt, 2010)
The Ethipian Princess Meets The Tantric Priest (Indigo Trio with Nicole Mitchell & Harrison Bankhead + special guest Michel Edelin)(RogueArt, 2011)
Velvet Songs – To Baba Fred Anderson (Chicago Trio with Ernest Dawkins & Harrison Bankhead)(RogueArt, 2011)

voir Regards de Breizh : Nautilis joue la Bretagne de Guy Le Querrec

Né en 1941 dans une famille prolétaire de Bretagne avec peu d’intérêt dans la photographie, Guy Le Querrec prend ses premières images comme un adolescent avec un Ultraflex et achète son premier appareil photo Fotax d’occasion, en 1955. Avec l’argent de ses heures supplémentaires dans une société d’assurance, il achète son premier Leica en 1962.

À la fin des années 1950 il prend ses premières images de musiciens de jazz à Londres. Après avoir servi dans l’armée, Le Querrec fait ses débuts professionnels en 1967 et deux ans plus tard il est embauché par l’hebdomadaire Jeune Afrique comme photographe. Il fait ses premiers reportages en Afrique française, le Tchad, le Cameroun, le Niger et la République centrafricaine. En 1971-72 il donne ses archives à l’agence Vu fondée par Pierre de Fenoyl. En 1972 il co-fonde l’agence Viva qu’il quitte en 1976.

Les premiers reportages de Le Querrec à l’extérieur de l’Afrique incluent Villejuif, une banlieue de Paris, le Français en vacances (un projet de groupe avec d’autres photographes de Viva) et le Portugal de la Révolution de Fleur. Sous l’influence de Cartier-Bresson, les images de Le Querrec traitent comme de rencontres, de moments de reconnaissance.

Le Querrec rejoint l’agence Magnum en 1976. À la fin des années 1970 il a co-produit deux films avec Robert Bober, dirige le premier Atelier de la Ville de Paris (le premier atelier français donné dans un lycée) au lycée Henri lV en 1980 et en 1983 il coordonne l’exposition de Photo et Jazz et la présentation des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles.

Les nombreux reportages de Le Querrec incluent le Concert Mayol à Paris, la Chine, l’Afrique, les Indiens Nord-Américains. Il poursuit aussi sa passion pour le jazz et prépare deux nouvelles présentations audiovisuelles (au début des années 1990 le parallèle entre l’art musical et photographique).

Son point de vue politique de la société et sa formation dans le jazz sont à la source de ses photos. Il voit les scènes quotidiennes comme des morceaux de musique, joué ou activé par des forces naturelles. Les rayons de soleil dans un café pourraient être un cri ou un son de trompette et des ouvriers espagnols se reposant sur le bord d’une carrière de pierre à chaux pourraient être des notes musicales dans un solo. Il consacre beaucoup de son temps libre à l’enseignement d’ateliers et de classes en Europe et expose régulièrement en Europe et aux Etats-Unis.

Il reçoit le Grand Prix de la Ville de Paris en 1998.

BIBLIOGRAPHIE DE GUY LE QUERREC

JAZZ Light & Day, Motta Editore, Italie, 2001.

Sur la Piste de Big Foot, Les Editions Textuel, Paris, 2000.

François Mitterrand : des temps de poses à l’Elysée (préface de Jean Lac), Editions Marval, Paris, 1997.

La Chambre d’Amour (texte de Francis Marmande), Editions du Scorff, 1997.

Jazz de A a Z, éditions Marval, 1996.

Jazz de J à ZZ, Editions Marval, Paris, 1996.

Musicales, 1991.

Jazz comme une Image, 1993.

JazzFotos GuyLeQuerrec, Druckerei Wolf Ingelheim, Germany, 1991.

Carnet de Routes (avec un CD de jazz de Texier, Romano, et Sclavis), Label Bleu, 1990.

Suite Africaine (avec un CD de jazz de Texier, Romano, et Portal), éditions Label Bleu, 1989.

Tête à tête: Daniel Druet, un sculpteur et ses modèles, 1988.

Jazz sous les platanes, Java, France, 1984.

Portugal: Regards sur une tentative de pouvoir populaire 1974-1975, 1979.

Quelque part, éditions Contrejour, France, 1977.

Vidéaste et cinéaste, réalisateur, fondateur de Myria-Prod, il accompagne les musiciens de Nautilis dans plusieurs de leurs projets individuels (Frédéric B. Briet autour de la Danse, Christophe Rocher ,le BD concert « Un Homme est mort », Christophe Rocher et Christofer Bjurström, « Passage Secret », et Christofer Bjurström, « Le Voyage d’Hippolène ») et en particulier le photo-concert sur les photogaphies de Guy Le Querrec : « Regard de Breizh »

Jeb Bishop est un des premiers musiciens invités par Nautilis à une création de l’ARCH : Bonadventure Pencroff. 

Jeb Bishop est né à Raleigh, en Caroline du Nord, lors de la crise des missiles cubains. Il commence à jouer du trombone à l’âge de 10 ans, sous la tutelle de Cora Grasser. Parmi les autres professeurs influents au collège et au lycée, mentionnons Jeanne Nelson, Eric Carlson, Richard Fecteau, Greg Cox et James Cozart.
Il a fait des études de trombone classique à l’Université Northwestern de 1980 à 1982, étudiant avec Frank Crisafulli. Décidant qu’il ne voulait pas poursuivre une carrière en tant que musicien d’orchestre, il est retourné à Raleigh en 1982 et a pris des études d’ingénieur à l’Université d’état de NC. La scène rock souterraine de Raleigh l’a attiré et, de 1982 à 1984, il a joué de la basse dans des groupes de rock dans la région de Raleigh.
Parallèlement, il s’intéresse à la philosophie, se spécialise finalement dans le sujet et passe la 1984-1985 à étudier la philosophie à l’Institut supérieur de philosophie de l’Université catholique de Louvain, en Belgique.
Retrouvant à Raleigh en 1985, il a passé les prochaines années à travailler sous la menace et à jouer de la guitare, de la basse, des claviers bon marché, des tambours, etc., dans des groupes de rock incluant et / ou les Angels of Epistemology, Egg et Metal Pitcher.
En 1989, il quitte Raleigh pour poursuivre des études supérieures en philosophie, d’abord à l’Université de l’Arizona, puis à l’Université Loyola de Chicago (où il reçoit la bourse de la Couronne en sciences humaines). De 1991 à 1992, il revient en Europe, étudie l’allemand au Goethe-Institut Iserlohn en 1991 et poursuit des études indépendantes en philosophie à la division francophone de l’Université de Louvain.
De retour à Chicago en 1992, il a terminé sa maîtrise à Loyola en 1993. A cette époque, il avait déjà commencé à faire des liens avec des musiciens d’improvisation à Chicago, après avoir rejoint le Flying Luttenbachers en tant que bassiste (plus tard en ajoutant trombone) Occasionnellement dans un quatuor avec Weasel Walter, Ken Vandermark et Kevin Drumm. Au cours de cette période, il y eut également le Quartet de musique inédite (avec Vandermark, Mike Hagedorn sur trombone et Otto Huber à la batterie) et le Rev Trio (avec Walter et saxophoniste Joe Vajarsky). Bishop jouait de la basse électrique dans ces deux bandes.
À la fin de 1995, Bishop a rejoint le Vandermark 5 comme l’un de ses membres fondateurs, et est resté avec le groupe jusqu’à la fin de 2004. Durant cette période, il est également associé à de nombreux autres groupes, dont Peter Brötzmann Chicago Tentet, Vandermark’s Territory Band et son propre Jeb Bishop Trio, et est devenu un participant très fréquent à des concerts improvisés et improvisés à Chicago. Bishop a joué dans les concerts inauguraux de deux de la plus longue série de concerts de musique libre à Chicago: les concerts hebdomadaires de Myopic Books (à l’origine au Czar Bar avec Rev Trio) et la série de concerts vide de la bouteille mercredi soir (avec un quartet de Terri Kapsalis, Kevin Drumm et Jim O’Rourke). Il a été commissaire des concerts mensuels du Chicago Improvisers Group au Green Mill de 1999 à 2002 et co-organisé la série de concerts hebdomadaires Eight Million Heroes chez Sylvie’s en 2005-6.

Elise Caron et Denis Chouillet furent  accueillis lors d’une soirée exceptionnelle à Quimperle, le 24 Mai 2013, au coté des musiciens de Nautilis.

De formation classique, il mène une double activité de pianiste et compositeur. Parmi les spectacles auquels il a participé en tant qu’interprète : Journal intime de Luc Ferrari, Ubu opéra, La Bibliothèque du professeur Van Mosselen et Les Cantates de Bistrot de Vincent Bouchot, Andre Auria d’Edouard Lock et David Lang, Canto Ostinato de Simeon ten Holt, l’Opéra de Quatre Notes de Tom Johnson, Comme de bien entendu ! de Georges van Parys. Forme un duo avec la chanteuse et comédienne Elise Caron, aux côtés d’Audrey Schiavi (son), Bruno Sansalone (clarinette), les bassistes Noël Ekwabi, Daniel Diaz, Sylvain Daniel, les batteurs Patrice Héral et François Merville. Fait partie du Dedalus Ensemble ainsi que de la compagnie Les Cavatines dont il est le directeur musical. Collabore avec la chanteuse et comédienne Chantal Galiana ainsi qu’avec le clarinettiste et écrivain Fabrice Villard. Il est l’auteur d’un opéra de chambre, Bataille Navale, sur un texte de Jean-Michel Ribes, créé par Christophe Crapez, de La Chatte métamorphosée en Femme, de mélodies, chansons ou mélodrames, les cycles L’Amour à la robote, poèmes de Jacques Prévert (commande de l’Orchestre Lamoureux), Plusieurs fois le même poème de François Cheng, De la difficulté qu’il y a à imaginer une Cité idéale, texte de Georges Perec. A également composé la musique de pièces chorégraphiques : Pastour de Jean-Christophe Térol, Noon et High Noon d’Erika Zueneli, L’Homme renversé d’Olivier Renouf, ainsi que des musiques de scène pour les pièces Les Rencontrées du bel hasard de Marc Delaruelle et Tout doit disparaître de Laurent Leclerc. Il a entrepris récemment un cycle instrumental intitulé Je me souviens, adaptation musicale du principe illustré par Joe Brainard et Georges Perec, ainsi qu’une mise en musique d’articles de loi problématiques.